Article

La bioexclusion en pratique

Jean-Michel Cappelier, Anne Gogny

des porcs et des volailles, N°40 - LA BIOSÉCURITÉ EN ÉLEVAGE des ruminants

L’application des règles de biosécurité en élevage doit permettre de réduire le risque d’introduction et de propagation d’agents infectieux. Bien que ces règles dérivent de principes d’hygiènes et de bon sens relativement simples, elles ne sont pas toujours appliquées correctement sur le terrain, soit parce qu’elles sont mal comprises, soit parce qu’elles impliquent des changements importants des pratiques et du comportement.

Afin de simplifier ce concept, le vétérinaire praticien doit proposer à l’exploitant une hiérarchisation des mesures en insistant sur les règles incontournables. Il paraît ainsi important d’insister sur la bioexclusion ou sur la biosécurité externe afin d’empêcher l’introduction des agents pathogènes à l’intérieur de l’exploitation.
Dans ce domaine, les mesures à privilégier sont celles qui concernent les animaux entrant dans l’exploitation, les visiteurs, les contacts avec d’autres animaux et le matériel. La quarantaine est une mesure essentielle bien trop souvent négligée et qui peut permettre la détection d’animaux à risque avant de les introduire dans le troupeau.

L’entrée des visiteurs professionnels dans l’exploitation doit se faire selon des règles strictes d’hygiène et de circulation. Des précautions simples doivent être mises en place de façon à protéger les animaux de l’élevage des contacts avec les animaux des exploitations voisines, les animaux de la faune sauvage, les insectes et rongeurs ainsi que les animaux domestiques. Le matériel qui peut jouer le rôle de vecteur passif de maladies infectieuses et être ainsi à l’origine de contamination croisée doit rester à l’intérieur de l’exploitation.

Les conseils prodigués par le vétérinaire pour l’application de ces mesures de bioexclusion doivent être adaptés à chaque exploitation. Une fois en place, elles devront être complétées par les mesures de biosécurité interne.

Disciplines : Hygiène et sanitaire, maladies infectieuses, maladies contagieuses

Mots clés : Bioexclusion, biosécurité externe, dépistage, quarantaine, bonnes pratiques d’hygiène, dératisation, désinsectisation.

PLAN DE L’ARTICLE

QUELLE APPLICATION DANS LES ÉLEVAGES DE PORCS ET DE BOVINS ?

Dans les élevages de porc

Dans les élevages de bovins
Encadré 1 – Les facteurs de risques

BIOSÉCURITÉ INTERNE, BIOSÉCURITÉ EXTERNE

L’INTRODUCTION DE NOUVEAUX ANIMAUX
Tableau 1 – Précautions à respecter lors de l’introduction de nouveaux animaux dans l’exploitation

Les informations sur le statut sanitaire et de biosécurité de l’élevage source

Le nombre et l’anamnèse des animaux achetés
Les tests de dépistage et l’examen clinique préalables à l’introduction
La quarantaine : une mesure fondamentale dans le dispositif de bioexclusion

Encadré pratique

LES VISITEURS

Échelle des risques

Un plan de circulation et un protocole

Encadré 2 – Exemple de protocole d’entrée des visiteurs professionnels
Tableau 2 – Exemple de tarif d’équipements et consommables du sas sanitaire

LES CONTACTS AVEC D’AUTRES ANIMAUX

Le contact avec les animaux des élevages contigus

Les rongeurs
Tableau 3 – Lutte contre les rongeurs en élevage bovin
Les insectes

Encadré en pratique

La faune sauvage
Les animaux domestiques : chien, chat
Figure 1 – Bilan des principales mesures de bioexclusion

LES VECTEURS PASSIFS

CONCLUSION

Trois photos illustrent cet article

Jean Michel Cappelier est Docteur Vétérinaire, diplômé du collège européen de santé publique vétérinaire (ECVPH), Professeur en inspection sanitaire et sécurité biologique des animaux de production, Responsable de l’unité pédagogique Hygiène et Qualité des Aliments et responsable de la commission biosécurité à Oniris.

1986-90 : Cursus vétérinaire à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes.
1991 : DEA en physico chimie des bioproduits, Université de Nantes – Thèse de doctorat vétérinaire.
1997 : Thèse d’Université en Microbiologie, Université de Nantes.
1997 : Maître de conférences, École Nationale Vétérinaire de Nantes.
2005 : Habilitation à Diriger les Recherches, Microbiologie, Université de Nantes.
2005 : Diplôme du Collège Européen de Santé Publique Vétérinaire.
Depuis 2015 : Professeur à l’école Nationale Vétérinaire de Nantes,
Oniris.

Anne Gogny Anne Gogny est docteur vétérinaire, diplômée du collège européen de Reproduction animale (ECAR) et titulaire d’un Master 2 en biologie, biotechnologie, et recherche thérapeutique.

1992-1999 : Praticien libéral en clientèle canine en France
1999-2002 : Praticien libéral en clientèle canine et exotique à Abidjan, Côte d’Ivoire
2002-2004 : Rédacteur-reviewer aux éditions NÉVA, Créteil
2004-2013 : Praticien Hospitalier en Reproduction des animaux de compagnie au centre hospitalier universitaire vétérinaire d’Oniris (Nantes)

Index

A quel index voulez-vous accéder ?