Anne Roussel
Résumé
Les dermatoses prurigineuses constituent un motif de consultation de plus en plus fréquent en médecine vétérinaire. Le praticien se heurte souvent à l’empressement et/ou à la lassitude des propriétaires désireux d’avoir une réponse rapide aux démangeaisons de leur compagnon.
C’est le rôle du vétérinaire de temporiser et d’expliquer la démarche diagnostique afin d’obtenir son adhésion et d’éviter les errances diagnostiques.
Cela repose sur une bonne maîtrise de ces examens et suppose de bien connaître leurs limites respectives afin de les valoriser auprès de sa clientèle.
Le but de cet article est de présenter les différents examens complémentaires, leurs indications et leurs limites et de les intégrer dans une démarche adéquate. Cette démarche repose en premier lieu sur la recherche de possibles ectoparasites et la mise en évidence de surinfections de la peau et des oreilles, puis sur la recherche d’une allergie alimentaire.
Si le traitement des surinfections microbiennes, l’éviction parasitaire et le régime hypoallergénique ne suffisent pas à contrôler les démangeaisons et les lésions dermatologiques, le diagnostic de dermatite atopique est définitivement établi. C’est seulement à cette étape que la recherche des sensibilisations allergiques est légitime afin de mettre en place une immunothérapie spécifique.
Discipline : Dermatologie, nutrition
Mots clés
Allergie, Hypersensibilité alimentaire, régime d’éviction, immunothérapie, chien, chat
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