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Comment confirmer une suspicion d’intoxication végétale chez le cheval

Nathalie Priymenko

N° 45 - INTOXICATIONS ET MYCOTOXINES CHEZ LES ÉQUIDÉS

Afin de confirmer une intoxication avec des plantes, une véritable enquête est d’abord nécessaire. En effet, il est nécessaire de retrouver les plantes dans l’environnement du cheval, voire « dans » le cheval.

La mise en évidence de la plante dans le cheval est souvent limitée, d’une part, aux intoxications évoluant sur le mode suraigu ou aigu et, d’autre part, est encore restreinte par la possibilité de réaliser des autopsies sur le terrain.
Il convient d’examiner la cavité buccale, de prélever des fèces et, si cela est possible, de collecter de larges contenus intestinaux, surtout dans les parties hautes du tube digestif avant la digestion pour se donner les moyens de trouver des fragments identifiables.

A ce jour, de simples outils de microscopie optique permettent d’identifier la famille, voire l’espèce de plante incriminée, à condition de disposer de fragments de feuilles.

Dans le cas d’intoxications évoluant selon le mode chronique et lorsque la plante n’a pas pu être mise en évidence dans le cheval, il faut réaliser des prélèvements d’aliments et se rendre sur le terrain pour mettre en évidence d’éventuelles plantes, arbres ou arbustes et plantes herbacées, éventuellement toxiques.

Dans tous les cas, l’interprétation des différents résultats ne peut se faire sans une anamnèse approfondie avec l’historique le plus précis possible des observations du propriétaire, puis grâce au sens clinique du vétérinaire.

Disciplines : Toxicologie, Alimentation, Médecine interne
Mots clés : Intoxications végétales, circonstances, pâture, foin, prévention

ANAMNÈSE

EXAMEN CLINIQUE ET SOINS

LA VISITE DES LIEUX DE VIE

QUE FAIRE EN PLUS ? LES INDICES À COLLECTER AUPRÈS DE L’ANIMAL

L’IDENTIFICATION MACROSCOPIQUE ET MICROSCOPIQUE DES PLANTES INGÉRÉES

Cas des intoxications chroniques

Cas des intoxications suraiguës

CONCLUSION

Encadré en pratique -Modalités de préparation et d’envoi des échantillons de plante, de contenus digestifs ou d’organes pour confirmer une intoxication végétale
Figure – Les plantes coriaces

2 photos illustrent cet article

Nathalie Priymenko est diplomate de l’European Veterinary College of Veterinary Comparative Nutrition, et Maitre de Conférences Hors Classe à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse (INP-ENVT). Elle participe à la recherche dans l’unité INRA 1331-Toxalim.

1988 : Diplômée de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse
1988 : Diplôme de l’Institut Pasteur en Virologie Médicale
1991 : Diplôme de fin d’études du Certificat Supérieur en Alimentation des Animaux Domestiques, INAPG
1993 : Maître Assistant des Ecoles Nationales Vétérinaires, Chaire d’Alimentation et Botanique appliquée
1996 : Maitre de Conférences
1997 : Thèse de Doctorat
2007 : Diplômée du Collège Européen de Nutrition Comparée Vétérinaire (ECVCN)
2012 : “Recertification“ du diplôme ECVCN

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