Afin de confirmer une intoxication avec des plantes, une véritable enquête est d’abord nécessaire. En effet, il est nécessaire de retrouver les plantes dans l’environnement du cheval, voire « dans » le cheval.
La mise en évidence de la plante dans le cheval est souvent limitée, d’une part, aux intoxications évoluant sur le mode suraigu ou aigu et, d’autre part, est encore restreinte par la possibilité de réaliser des autopsies sur le terrain.
Il convient d’examiner la cavité buccale, de prélever des fèces et, si cela est possible, de collecter de larges contenus intestinaux, surtout dans les parties hautes du tube digestif avant la digestion pour se donner les moyens de trouver des fragments identifiables.
A ce jour, de simples outils de microscopie optique permettent d’identifier la famille, voire l’espèce de plante incriminée, à condition de disposer de fragments de feuilles.
Dans le cas d’intoxications évoluant selon le mode chronique et lorsque la plante n’a pas pu être mise en évidence dans le cheval, il faut réaliser des prélèvements d’aliments et se rendre sur le terrain pour mettre en évidence d’éventuelles plantes, arbres ou arbustes et plantes herbacées, éventuellement toxiques.
Dans tous les cas, l’interprétation des différents résultats ne peut se faire sans une anamnèse approfondie avec l’historique le plus précis possible des observations du propriétaire, puis grâce au sens clinique du vétérinaire.
Disciplines : Toxicologie, Alimentation, Médecine interne
Mots clés : Intoxications végétales, circonstances, pâture, foin, prévention