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Les différentes plantes toxiques majeures et les circonstances d’apparition

Nathalie Priymenko

N° 45 - INTOXICATIONS ET MYCOTOXINES CHEZ LES ÉQUIDÉS

Les plantes toxiques posant le plus de problèmes chez le cheval sont soit des arbres comme le robinier (Robinia pseudoacacia L.), le cytise (Laburnum anagyroides Medik.), l’if à baie (Taxus baccata L.), le laurier rose (Nerium oleander L.), le laurier cerise (Prunus laurocerasus L.), les chênes à feuille caduques (Quercus spp.), l’érable sycomore (Acer pseudoplatanus L.), le gui (Viscum album L.), le thuya (Thuja occidentalis L) et la glycine, soit des plantes herbacées comme les séneçons (Senecio spp.), la porcelle enracinée flatweed (Hypochaeris radicata L.), le datura (Datura stramonium L).

Ces plantes sont importantes à connaître par leur fréquence sur le terrain, ou par la gravité des symptômes. Tout en ayant à l’esprit que de nombreux chevaux ne sont pas capables de reconnaître les plantes toxiques, les circonstances d’intoxication sont variées et augmentent lorsque les chevaux ne peuvent pas choisir, comme lors de la présence de plantes toxiques dans le foin ou, par exemple, une mise au pré/paddock sans ressources alimentaires suffisantes.

Les arbres les plus toxiques comme le laurier rose, le cytise, l’if à baie, et la glycine doivent être éliminés. D’autres arbres pourtant toxiques ne provoquent pas forcément d’intoxication mais doivent attirer l’attention du vétérinaire, donc de l’utilisateur de chevaux, comme le robinier, le gui (parasite des arbres), le troène, le laurier cerise, et le thuya. Ces arbres doivent ainsi être taillés à l’abri des chevaux et les résidus ramassés.

En ce qui concerne les plantes herbacées, la palme des intoxications revient aux Astéracées de couleur jaune comme les séneçons, responsables de lésions hépatiques, et la porcelle enracinée, qui provoque le Harper australien.
Si certains chevaux savent choisir les plantes dans leur pré, ils ne peuvent rien contre les plantes présentes au ras du sol quand la prairie est sur-pâturée ou lorsque la plante a été récoltée avec l’herbe, et est donc présente dans le foin.

Disciplines : Toxicologie, Alimentation, Médecine interne
Mots clés : Intoxications végétales, circonstances, pâture, foin, prévention

LES ARBRES ET LES ARBUSTES TOXIQUES

Les arbres toxiques

Le robinier

Les chênes

Les haies

Le laurier cerise

Le thuya

Encadré 1 – Les arbres à éviter

Le laurier rose

L’if à baie

L’érable sycomore

La glycine

Le gui

La prévention de l’intoxication

LES PLANTES HERBACÉES TOXIQUES

La porcelle enracinée

Les séneçons

Le datura stramoine

LES COMPORTEMENTS À RISQUE

CONCLUSION : QUE FAIRE ?

Encadré 2 – Reconnaitre la porcelle enracinée et les séneçons

La porcelle enracinée

Les séneçons

LES COMPORTEMENTS À RISQUE

CONCLUSION : CONSEILS PRATIQUES

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Nathalie Priymenko est diplomate de l’European Veterinary College of Veterinary Comparative Nutrition, et Maitre de Conférences Hors Classe à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse (INP-ENVT). Elle participe à la recherche dans l’unité INRA 1331-Toxalim.

1988 : Diplômée de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse
1988 : Diplôme de l’Institut Pasteur en Virologie Médicale
1991 : Diplôme de fin d’études du Certificat Supérieur en Alimentation des Animaux Domestiques, INAPG
1993 : Maître Assistant des Ecoles Nationales Vétérinaires, Chaire d’Alimentation et Botanique appliquée
1996 : Maitre de Conférences
1997 : Thèse de Doctorat
2007 : Diplômée du Collège Européen de Nutrition Comparée Vétérinaire (ECVCN)
2012 : “Recertification“ du diplôme ECVCN

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